
Le football africain atteint un nouveau palier à la Coupe du monde 2026. À l’issue d’une phase de groupes particulièrement disputée, neuf des dix sélections africaines engagées décrochent leur qualification pour les seizièmes de finale, une première dans l’histoire de la compétition.
Les dernières places ont été validées samedi soir grâce à la victoire de la République démocratique du Congo face à l’Ouzbékistan (3-1) et au match nul spectaculaire entre l’Algérie et l’Autriche (3-3).
Seule la Tunisie ne poursuivra pas l’aventure.
Cette performance collective marque un tournant pour le football africain.
Alors que le précédent record n’était que de deux équipes qualifiées pour la phase à élimination directe lors d’une même édition, le Mondial 2026 illustre la montée en puissance d’un continent dont les sélections s’imposent désormais parmi les prétendants crédibles sur la scène internationale.
Les neuf nations qualifiées sont le Maroc, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cap-Vert, l’Égypte, la République démocratique du Congo et l’Algérie.
Le Maroc poursuit la dynamique amorcée au Qatar en 2022, où les Lions de l’Atlas étaient devenus la première équipe africaine à atteindre les demi-finales d’une Coupe du monde.
Fort de cette expérience, le pays confirme son statut de locomotive du football africain, à quatre ans de la coorganisation du Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal.
Au-delà des nations habituées aux grandes compétitions, cette édition met également en lumière l’élargissement de la compétitivité africaine.
Le Cap-Vert et la République démocratique du Congo signent un parcours remarqué en atteignant les seizièmes de finale, démontrant que la profondeur du football africain ne se limite plus à quelques sélections historiques.
La qualification de la RDC a été obtenue au terme d’une victoire maîtrisée contre l’Ouzbékistan.
Fiston Mayele a inscrit le but décisif à la 78e minute, après un doublé de Yoane Wissa, auteur notamment d’un penalty avant de sceller le succès dans le temps additionnel.
« C’est vraiment historique pour notre pays. C’est notre première victoire en Coupe du monde et notre première qualification pour la phase à élimination directe. Tout le peuple congolais peut être fier de ce que nous avons accompli », a déclaré Fiston Mayele après la rencontre.
Les Léopards retrouveront désormais l’Angleterre en seizièmes de finale. Pour Yoane Wissa, cette qualification récompense un long travail collectif.
« C’est seulement notre deuxième participation à une Coupe du monde, cinquante-deux ans après la première. Rien n’est facile dans le football. Il faut savoir rester résilient et profiter de ces moments lorsqu’ils arrivent », a-t-il souligné.
L’Algérie a, elle aussi, validé son billet au terme d’une rencontre haletante face à l’Autriche.
Riyad Mahrez a cru offrir la victoire aux Fennecs dans le temps additionnel avant que les Autrichiens n’égalisent sur la dernière action.
Un résultat qui permet finalement aux deux équipes de poursuivre leur parcours.
Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Égypte, le Maroc, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, la RDC et l’Algérie composent désormais un contingent africain sans précédent dans la phase à élimination directe.
Au-delà des résultats, cette édition 2026 témoigne d’une évolution profonde.
Les investissements dans la formation, la professionnalisation des fédérations, l’expérience acquise dans les grands championnats et l’émergence d’une nouvelle génération de joueurs permettent aujourd’hui aux sélections africaines d’aborder les grandes compétitions avec des ambitions assumées.
