Au Rwanda, la nature n’est pas un décor figé, mais un cadre de vie structurant. Surnommé le « pays des mille collines », le pays séduit par ses paysages verdoyants, ses parcs nationaux à la biodiversité remarquable — dont les célèbres gorilles de montagne — et par une politique environnementale assumée.

Cette richesse naturelle s’accompagne d’un niveau de sécurité parmi les plus élevés du continent africain, d’infrastructures modernes et d’un cadre institutionnel stable, qui font du Rwanda à la fois une destination touristique prisée et un environnement attractif pour l’investissement et l’initiative privée.

C’est dans ce contexte que David Clark a choisi de poser ses valises. Âgé de 56 ans, originaire d’Oakland en Californie, cet Afro-Américain a quitté les États-Unis il y a cinq ans pour s’installer définitivement au Rwanda.

Aujourd’hui, il y dirige la ferme Promised Land, située dans le secteur de Kanzenze, district de Bugesera, dans la province de l’Est. Pour lui, ce choix n’est ni un hasard ni une parenthèse, mais l’aboutissement d’un long cheminement personnel.

Pendant des décennies, David Clark explique avoir vécu avec le sentiment d’être constamment renvoyé à son identité plutôt qu’à son humanité. Malgré une situation matérielle stable aux États-Unis, il décrit un quotidien marqué par les tensions sociales, un environnement qu’il jugeait oppressant et une quête de sens inaboutie.

« J’avais ce que beaucoup considèrent comme la réussite, mais intérieurement, je n’étais jamais en paix », confie-t-il.

Un premier voyage en Afrique, en Éthiopie, il y a une vingtaine d’années, marque un tournant décisif.

Cette expérience bouleverse sa perception du continent, loin des récits réducteurs souvent véhiculés.

« C’était la première fois que je me sentais simplement un homme », raconte-t-il.

De cette découverte naît un lien profond, renforcé au fil du temps par d’autres séjours en Afrique de l’Est.

Lorsque vient le moment de s’installer durablement, plusieurs pays sont envisagés. Mais le Rwanda s’impose rapidement.

Sa stabilité politique, la qualité de ses routes et de ses services, la sécurité quotidienne, mais aussi l’accueil de sa population et la clarté de son cadre réglementaire font la différence.

« Le Rwanda m’a tout de suite semblé structuré, cohérent, tourné vers l’avenir », explique-t-il.

Installé à Bugesera, David Clark mène aujourd’hui une vie en harmonie avec la terre. Agriculteur engagé, il cultive des produits vivriers, développe une production de café, de plantes médicinales et de bambou, avec une vision axée sur l’autonomie et la durabilité.

Il souligne également un environnement favorable aux projets de long terme, où l’État joue un rôle d’accompagnement plutôt que d’obstacle, facilitant l’investissement et l’entrepreneuriat.

Au-delà de son activité agricole, David Clark se définit comme un homme de transmission.

Père adoptif de nombreux enfants, philanthrope et leader communautaire, il souhaite inspirer d’autres parcours et contribuer à changer les récits sur l’Afrique contemporaine.

Pour lui, le Rwanda incarne une Afrique en mouvement, capable d’offrir sécurité, opportunités économiques et qualité de vie.

« Ici, j’ai trouvé la paix, l’équilibre et le respect », affirme-t-il.

Son témoignage ne se veut pas une opposition simpliste entre deux mondes, mais l’illustration d’un choix assumé : celui d’un pays africain qui attire non seulement par sa beauté naturelle, mais aussi par sa gouvernance, sa vision et sa capacité à offrir un avenir viable à celles et ceux qui décident d’y construire leur vie.