
La quatrième édition du festival “Iteka African Cultural Festival”, organisée par l’Organisation Iteka Youth, a confirmé samedi 8 mars la place grandissante de cet événement dans la promotion et la valorisation des cultures africaines.
Pendant quatre jours, artistes et publics venus de différents horizons se sont retrouvés autour de spectacles mettant en lumière la richesse, la diversité et l’évolution des expressions culturelles du continent.
Présent lors de cette édition, le Dr Alphonse Rugambarara a souligné la pertinence du thème mis en avant par les organisateurs, insistant sur la nécessité de penser la culture africaine dans une dynamique qui allie héritage et modernité.
Selon lui, la culture ne doit pas se limiter à la conservation des traditions, mais doit également accompagner les transformations des sociétés africaines.
« La culture doit se placer non seulement dans la tradition, mais aussi dans l’évolution, dans l’innovation », a-t-il déclaré, saluant l’orientation donnée à cette édition du festival.
L’événement s’est également distingué par une participation artistique plus large que lors des éditions précédentes.
Alors que les premières éditions accueillaient principalement des artistes du Rwanda et du Burundi, cette année a vu la participation de nombreux artistes venus d’autres pays africains, renforçant ainsi la dimension panafricaine du festival.
Parmi les innovations saluées par Dr Rugambarara figure également l’implication des élèves du primaire et du secondaire dans les différentes prestations culturelles.
Pour lui, cette participation des jeunes générations constitue un signe encourageant pour l’avenir de la culture africaine.
« Les jeunes commencent à voir dans leur culture une identité qu’ils veulent mettre en avant », a-t-il affirmé, estimant que cette dynamique contribue à renforcer l’ancrage culturel face à l’influence croissante des cultures occidentales.
Au-delà de la dimension artistique, Dr Rugambarara a rappelé l’importance de préserver les racines culturelles africaines comme fondement de l’identité et du développement des sociétés.
« Il ne faut pas oublier nos racines. Nos racines ont des valeurs et peuvent créer, peuvent innover dans le futur qui s’annonce », a-t-il insisté.
Alors que cette quatrième édition s’achève sur un bilan positif, les regards se tournent déjà vers la prochaine étape.
Les organisateurs préparent la cinquième édition du festival, qui devrait attirer encore davantage d’artistes et de participants venus de plusieurs pays africains, confirmant ainsi l’ambition du festival de devenir une véritable plateforme de célébration et de dialogue culturel à l’échelle du continent.
Organisé chaque année à Kigali par l’Organisation Iteka Youth, le festival s’inspire également de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante célébrée le 24 janvier, proclamée par l’UNESCO en 2019.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent célébrer les cultures vivantes du continent africain et de sa diaspora, tout en faisant de la culture un levier de dialogue, de paix et de développement durable.
Le festival vise aussi à offrir aux artistes un espace de promotion, d’échanges et d’apprentissage, tout en permettant au public de découvrir la richesse et la diversité des arts africains.
En favorisant les rencontres entre personnes de différentes origines et en encourageant la coopération culturelle entre les pays participants, l’événement contribue à renforcer les valeurs d’unité, de cohésion sociale et de fraternité à travers les arts et la culture.
