La recherche de réponses africaines aux crises qui secouent le continent était au centre des échanges organisés à Bujumbura du 15 au 18 septembre 2026. Pendant quatre jours, des représentants de 43 pays membres de l’Union africaine ont pris part à la 18ᵉ session du Comité technique spécialisé chargé de la défense, de la sûreté et de la sécurité.

Les discussions ont porté sur l’évolution des conflits, la prévention des crises, le désarmement et les conditions nécessaires au développement du continent.

Réunie dans la capitale économique du Burundi, cette instance a examiné plusieurs rapports d’experts consacrés aux enjeux politiques et sécuritaires auxquels les États africains sont confrontés.

L’objectif était de réfléchir aux moyens de renforcer les mécanismes continentaux capables d’anticiper les conflits et de mieux coordonner les réponses aux situations de crise.

La rencontre avait été annoncée quelques jours auparavant par le général de brigade Gaspard Baratuza, porte-parole de la Force de défense nationale du Burundi. Lors de cette annonce, le 14 septembre, il avait présenté la session comme un cadre d’évaluation des évolutions sécuritaires en Afrique et de réflexion sur le renforcement des dispositifs de prévention et de gestion des conflits.

Au terme des travaux, le responsable militaire burundais a insisté sur la relation étroite entre la stabilité et la prospérité des nations.

Selon lui, les efforts de développement ne peuvent produire des résultats durables dans un environnement marqué par l’insécurité.

« Le développement de l’Afrique ne pourra s’épanouir sans la sécurité. Il est essentiel de comprendre que là où il n’y a pas de paix, il ne peut y avoir de progrès », a-t-il déclaré.

Les échanges ont également mis en lumière la nécessité de traiter les facteurs qui alimentent les conflits plutôt que de se limiter à leurs conséquences.

Les représentants des États participants ont notamment abordé la responsabilité des gouvernements africains dans la protection des populations et dans la construction de réponses communes aux crises.

Parmi les préoccupations évoquées figurent les tensions ethniques, la menace terroriste et le chômage des jeunes.

La ministre burundaise de la Défense, Marie-Chantal Nijimbere, a appelé à une mobilisation collective pour répondre aux difficultés qui affectent les populations vulnérables.

Ces enjeux dépassent le seul domaine militaire et renvoient également aux défis sociaux, économiques et institutionnels auxquels plusieurs pays doivent faire face.

Les participants ont par ailleurs inscrit leurs réflexions dans le cadre des ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Ce programme continental vise notamment à favoriser une Afrique pacifique, intégrée et engagée sur la voie d’un développement durable.

Les discussions consacrées au désarmement s’inscrivent dans cette perspective, en lien avec les objectifs de réduction des violences et de consolidation de la stabilité.

Les conclusions de la session doivent désormais être soumises au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine ainsi qu’à la Conférence de l’organisation. Leur examen par ces instances pourrait alimenter les orientations futures en matière de prévention des conflits et de gestion des crises.