
Lors d’une visite à Kigali, on découvre bien plus qu’une capitale africaine. Entre les lumières accrochées aux collines, les rues propres, les chantiers soigneusement ordonnés et une impression de calme qui accompagne les déplacements, la ville renvoie l’image d’une Afrique capable de transformer ses ambitions en réalité.
La nuit était tombée lorsque Kigali lui est apparue dans toute sa lumière.
Depuis la terrasse d’un restaurant, Aziz Fall, un visiteur sénégalais, regardait la capitale rwandaise s’étendre devant lui. Les lumières scintillaient sur les collines jusqu’à l’horizon.
Après le voyage, le dîner pouvait attendre quelques minutes. Le paysage, lui, retenait l’attention.
C’est dans ce décor qu’il a posé à son compagnon une question simple : pourquoi venir au Rwanda ?
La réponse l’a marqué. « Lorsque je vois un dirigeant réussir à réaliser ce dont je rêve pour mon propre pays, je veux aller au-delà de l’admiration : je viens ici pour apprendre, me sentir chez moi et prendre part à l’aventure humaine que son leadership rend possible. »
Pour Fall, cette réponse résume quelque chose de plus grand que le voyage d’un Sénégalais au Rwanda.
Elle raconte la curiosité d’Africains qui regardent de plus en plus vers leur propre continent pour y chercher des idées, des expériences et des possibilités.
Et Kigali, avec son visage soigneusement façonné, semble avoir beaucoup à raconter.
La première chose qui frappe le visiteur est la propreté. Elle n’a rien d’un décor réservé aux grands boulevards. Elle semble intégrée au quotidien.
Même les nombreux chantiers qui transforment la ville donnent une impression d’ordre. Là où des travaux peuvent ailleurs rimer avec poussière, encombrement et occupation désordonnée de l’espace public, Fall découvre des sites qui semblent cohabiter avec la circulation.
« Ici, la propreté n’a pas besoin d’être proclamée : elle se pratique au quotidien », écrit-il.
La capitale est en mouvement, mais elle ne semble pas perdre son calme.
Cette impression accompagne aussi le visiteur lorsqu’il prend la route. La circulation peut être dense, mais les déplacements restent, selon son expérience, marqués par une certaine sérénité.
« Partout, on ressentait la même sérénité et le même calme », raconte-t-il après avoir participé à la réunion de la Commission mixte Sénégal–Rwanda.
L’organisation ne s’arrête pas aux rues.
Fall souligne la ponctualité de ses interlocuteurs, leur disponibilité et leur professionnalisme. Même le transport des délégations, raconte-t-il, était parfaitement organisé.
Mais son voyage ne se limite pas à des impressions.
Les discussions entre le Sénégal et le Rwanda ont également ouvert des perspectives dans des secteurs comme le tourisme, le textile et l’agrobusiness.
Pour Fall, ces opportunités « À elles seules, justifiaient le voyage et le travail accompli. »
Kigali se révèle alors sous un autre visage.
Derrière la ville que l’on admire depuis une terrasse, il y a une capitale qui veut attirer visiteurs, investisseurs et partenaires en montrant ce qu’elle peut offrir.
C’est dans ce contexte que le slogan « Visit Rwanda » prend, à ses yeux, une signification qui dépasse le tourisme.
« Le slogan “Visit Rwanda” est donc bien plus qu’une invitation à découvrir le pays. Il ouvre sur un monde de possibilités et sur ce qu’une communauté peut apporter à l’humanité. »
Pour un Sénégalais qui découvre le Rwanda, cette expérience devient ainsi une invitation à regarder autrement les réussites africaines.
Aziz Fall sait toutefois que les réussites d’un pays ne se mesurent pas seulement à ce qui se voit dans ses rues. Il rappelle que « rien n’est parfait » et insiste sur la nécessité de continuer à renforcer la cohésion nationale.
À Kigali, Fall découvre surtout une ville qui lui laisse une impression durable. Une ville de collines, de lumières, de rues propres et de mouvements maîtrisés, mais aussi une ville qui semble croire que son avenir peut être construit par ses propres choix.
Lorsqu’il repart, il ne quitte donc pas simplement une belle capitale africaine. Il repart avec une conviction nouvelle.
« Le Rwanda m’a donné une nouvelle forme d’espoir, d’une nature différente », écrit-il.
